À propos du Mécanisme spécial de dons

Le Mécanisme spécial de dons en faveur des peuples autochtones et des populations locales

On estime que 1,3 milliard de personnes (soit près de 20 % de la population mondiale) dépendent des forêts et des produits forestiers pour leur subsistance. Les communautés locales et les peuples autochtones dépendant des forêts figurent parmi les plus importants gardiens de ces forêts. En leur permettant de mieux faire entendre leur voix, le mécanisme offre un outil puissant pour protéger ces écosystèmes qui jouent un rôle essentiel dans l'atténuation des effets des changements climatiques.

Le Mécanisme spécial de dons en faveur des peuples autochtones et des populations locales  (DGM) est une initiative mondiale qui soutient la participation pleine et effective des peuples autochtones et des populations locales à l'effort international visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre issues de la déforestation et de la dégradation des forêts et à promouvoir une gestion durable des forêts et des stocks de carbone forestier (REDD+). Créé en 2010 sous la forme d'un guichet de financement spécial dans le cadre du Programme d'investissement pour la forêt (FIP) des Fonds d’investissements climatiques (CIF) et mis en œuvre par la Banque mondiale, le DGM met 80 millions de dollars de fonds directement à la disposition des populations qui, tout à la fois, dépendent des forêts et les protègent.

Constitué de 13 projets nationaux et d'un projet mondial d'apprentissage et de partage des connaissances, le DGM soutient, diffuse et met en avant – sur la scène politique mondiale et nationale – des pratiques d'utilisation durable des forêts dirigées par les peuples autochtones et les communautés locales. Il engendre une collaboration avec les responsables des investissements du FIP au sein des organisations gouvernementales, des banques multilatérales de développement (BMD) et d'autres parties prenantes pour renforcer le dialogue, bâtir un climat de confiance et faciliter les efforts plus larges de gestion durable des forêts.

Au-delà de l'ampleur de son financement, le DGM est un mécanisme vraiment unique dans la mesure où sa conception et sa gouvernance sont entièrement assurées par les peuples autochtones et les communautés locales à tous les niveaux. Ces groupes sont tout à la fois les responsables et les bénéficiaires des activités du DGM. Ils veillent à ce que le DGM apporte un soutien axé sur la demande et à ce qu'il reste à l'écoute des intérêts locaux, de façon à apporter des changements à partir de la base.

13 projets nationaux pour soutenir l'action climatique de terrain

Les projets nationaux du DGM fournissent des dons et une assistance technique directement aux organisations de terrain des peuples autochtones et des populations locales dans les zones ciblées. Conformément aux objectifs du FIP, les interventions financées favorisent une gestion forestière durable et des modes de vie traditionnels qui contribuent à l'adaptation aux changements climatiques et à leur atténuation, et à la sécurisation des droits fonciers. Dans chaque pays, un Comité de pilotage national, composé de représentants cooptés par les peuples autochtones et les groupes communautaires locaux, assure la gouvernance du DGM. Il approuve les sous-projets et nomme une organisation locale qualifiée qui assume le rôle d'Agence d'exécution nationale chargée de gérer les activités DGM au niveau national.  

Un Projet mondial pour permettre un partage des enseignements tirés et un échange de connaissances par-delà les frontières

Pour renforcer l'impact et la durabilité des initiatives, le Projet mondial d'apprentissage et d’échange des connaissances soutient la coordination et l'apprentissage partagé entre les différents projets nationaux. Le projet mondial fournit aussi des formations sur des aspects politiques et techniques destinées aux représentants des peuples autochtones et des populations locales, visant à renforcer leur participation dans les instances de négociation climatique.  Un Comité de pilotage international, composé de membres des Comités de pilotage nationaux, assure la gouvernance du programme mondial et un leadership global du DGM sur le plan intellectuel et politique. En 2013, suite à un processus de mise en concurrence, il a choisi Conservation International comme Agence d’exécution internationale chargée de gérer le projet mondial et d'assurer le rôle de Secrétariat mondial du DGM.

Un nouveau modèle pour le financement climatique

Tous les aspects du DGM sont dirigés par des représentants des peuples autochtones et des populations locales par le biais du Comité de pilotage international et des Comités de pilotage nationaux, et ils sont aidés par les agences d'exécution, en privilégiant la responsabilisation, la transparence et l'efficacité. Le FIP et la Banque mondiale ne participent pas à la prise de décision, mais jouent le rôle d'observateurs au cours des réunions des comités, et la Banque mondiale assure l'ensemble de la supervision technique, fiduciaire et institutionnelle du DGM aux niveaux mondial et national. Grâce à sa conception unique, le DGM vise à instituer une reconnaissance des peuples autochtones et des populations locales en tant que leaders efficaces dans les efforts visant à réduire la déforestation et la dégradation des forêts, dont la participation durable aux projets et aux politiques climatiques est nécessaire pour obtenir des résultats fructueux.

FINANCEMENT DU DGM : 80 MILLIONS USD

Projet mondial d’apprentissage et d’échange des connaissances du DGM
- 8,0 millions USD alloués
- 5,0 millions USD approuvés

DGM Brésil
- 6,5 millions USD approuvés

Burkina Faso
- 4,5 millions USD approuvés

Côte d'Ivoire
- 4,5 millions USD alloués

République démocratique du Congo
- 6,0 millions USD approuvés

Équateur
- 4,5 millions USD alloués

Ghana
- 5,5 millions USD approuvés

Guatemala
- 4,5 millions USD alloués

Indonésie
- 6,5 millions USD approuvés

RDP lao
- 4,5 millions USD alloués
- Projet annulé en octobre 2017

Mexique
- 6,0 millions USD approuvés

Mozambique
- 4,5 millions USD approuvés

Népal
- 4,5 millions USD alloués

Pérou
- 5,5 millions USD approuvés

République du Congo
- 4,5 millions USD alloués